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Soulwax : la musique ne s’arrête jamais !

Début des années 1990. Un jeune groupe se produit sur une scène quelque part à Gand. Son nom ? Soulwax. Et il casse la baraque. Stephen et David Dewaele, Stefaan Van Leuven et Piet Dierickx, quatre jeunes blousons noirs avec à peine quelques poils au menton évoluent dans le même type de rock que Led Zeppelin et consorts, et plongent allègrement dans le bac à disques de leurs parents. Le résultat : une musique exaltante qui touche directement une multitude de fans.
Soulwax : la musique ne s’arrête jamais !

© BELGA

2019 : Soulwax a acquis une renommée mondiale

Piet Dierickx n’officie plus à la batterie et les trois autres membres sont désormais accompagnés de trois batteurs. Soulwax 3.0 ou 4.0 ? Qui pourra le dire? Le fait est que les frères Dewaele ont déjà changé plusieurs fois de style et de trajectoire. N’ayons pas peur de le dire, ils égalent largement James Brown dans la catégorie des chanteurs qui travaillent sans relâche dans l’univers du showbizz. Celui qui veut y arriver doit travailler dur. Mais à force de volonté, on peut également dépasser les frontières de la Belgique.

Les frères Dewaele ne s’arrêtent jamais

Ils enchaînent les activités jour et nuit et survivent au décalage horaire grâce à l’adrénaline. Avec Soulwax, ils sortent des albums qui rencontrent un succès fulgurant aux Pays-Bas : « Leave the Story Untold » (1996), avec le légendaire Chriss Goss (Masters of Reality) aux commandes, « Much Against Everyone’s Advice » (1998), avec Dave Sardy de Barkmarket comme producteur. Ils partent en tournée pendant trois ans, renouvellent un peu leur cadre et réalisent l’une ou l’autre activité connexe : les Dewaele sont très pris par leur activité de DJ.

En 2004, ils sortent « Any Minute Now », un album un peu hybride à la frontière de la dance et du rock. Vient ensuite « Nite versions », une version remaniée de « Any Minute Now », qui met l’accent sur les synthés. Et l’histoire ne s’arrête pas là bien entendu, mais pour faire bref, nous sautons quelques étapes (bande sonore du film « Belgica », construction des studios DeeWee, création du groupe de Krautrock Die Verboten ...) pour en arriver à « From DeeWee », leur dernier album (grâce auquel ils ont reçu un MIA), pour lequel ils ont engagé trois batteurs et un synthé supplémentaire et dans lequel ils se réinventent pour la énième fois. Le groupe sortira prochainement un album remix pour la BBC, « Essential », rempli de tubes incontournables de clubs.

Un groupe exceptionnel, car…

Un groupe exceptionnel, car…

© Belga

Toujours tout droit !

Ces petits gars ont plus d’un tour dans leur sac… car Soulwax n’est qu’une petite partie de leur immense production musicale. Dans l’intervalle, les frères Dewaele se lancent dans une carrière de DJ (essentiellement après leurs concerts). Pour le fun. Mais au fil du temps, ils ont acheté tellement de disques qu’ils ont proposé un style très éclectique. Pour se marrer, ils se sont baptisés The Fucking Dewaele Brothers (d’abord The Flying Dewaele Brothers). La blague n’a pas duré bien longtemps, parce qu’en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, les frères Dewaele ont pris la tête du peloton des DJ les plus demandés. Résultat ? Ils sortent le single « Theme from Discotheque » sous le nom de Samantha Fu et bousculent sérieusement l’univers des DJ (et l’industrie musicale) avec leurs disques mash-up.

Deewee

C’était écrit depuis longtemps : les frères Dewaele ont construit un studio à Gand (là où ils avaient déjà l’habitude de répéter) et n’ont pas épargné leurs efforts pour en faire un lieu in-croy-able. Ce n’est pas uniquement un studio, mais aussi en quelque sorte une chambre forte, avec 36 000 disques réarrangés à intervalles réguliers. Le bâtiment en lui-même ? Conçu par Glenn Sestig Architects. Il est totalement recouvert de dalles noires et semble tout droit tiré du film « Tron ».

Belgica

Il est interdit de prononcer l’expression « plus d’un tour dans son sac » en présence de Soulwax, parce que lorsque ses membres entendent quelque chose qui les dérange, ils le mettent en pratique tout simplement. Par exemple, la réalisation de la musique du film « Belgica » de Felix Van Groeningen. Ils ont composé plusieurs groupes à cette occasion (White Virgins, Rubberband, Noah's Dark et The Shitz) et ont enregistré un album. Le premier single de cette bande sonore écrite par Soulwax s’intitule « How Long » et est interprété par The Shitz. Trois anecdotes au sujet de Soulwax.

Roxy !

Jeunots en 1995, en visite chez Roxy qui nous a quittés beaucoup trop tôt. « Acapulco Gold », l’un des gros morceaux des représentations live de l’époque. 



Aujourd’hui !
Et en 2018 !



Electro

Des utilisations différentes certes, mais toujours la même vibe et la même passion. Ici aux côtés de Dave Martijn (au doigté exemplaire) à la guitare. Avec un morceau electro-dance puissant !  



Encore plus de Soulwax !

Kirsten Lemaire s’est rendue au studio DeeWee et y a passé une petite heure.



Le 28 juin 2018, messieurs Dewaele (en costume sobre) se trouvaient à Buenos Aires. Une interview? Par ici !



Où se trouve Piet Dierickx aujourd’hui ? Il vit son propre voyage musical (dominé par les drones) et a évolué au sein du groupe (relativement décalé) Drums Are For Parades.     





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