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Ces 10 albums de reggae doivent absolument figurer dans votre discothèque

Petite question : à quoi pensez-vous lorsque l’on prononce le terme « reggae » ? Bob Marley ? Jamaica ? Groove ? Très juste, mais pas suffisant, car le reggae ne se limite pas à cela. C’est un style de vie, une culture dotée de son propre jargon et bien entendu, une magnifique musique. Les 10 meilleurs albums ? Nous les avons listés pour toi, man !

Bob Marley – Live

Bob Marley – Live © EPA

Est-il encore bien nécessaire de décrire cette légende ? Bob Marley, le père spirituel du reggae, l’homme qui a donné à ce genre musical sa notoriété mondiale, et qui a rejoint l’éternité beaucoup trop tôt. S’il y a bien un disque incontournable, c’est ce « Live » enregistré en 1975 au Lyceum Theatre de Londres. Ce magnifique recueil de morceaux sortis jusque-là inclut également une splendide version de « No Woman, No Cry ».

The Upsetters – Super Ape (1976)

The Upsetters – Super Ape (1976) © EPA

Qui dit Lee, dit Scratch Perry. Cet album porte lui aussi le sceau des studios Black Ark. Initialement sorti sous le nom de « Scratch the super Ape », il fut propulsé en 1999 au rang de l’un des 100 albums de reggae incontournables. Préludé par The Upsetters, le collectif de musiciens de Scratch Perry, beaucoup le considèrent comme l’un des meilleurs dubplates de tous les temps. « Croaking Lizard » et sa guitare seront encore copiés à de nombreuses reprises, notamment par Max Romeo dans « Chase the devil » (une autre production de Perry) et plus tard encore par le groupe The Prodigy dans « Out of Space ».

Max Romeo – War ina Babylon

Max Romeo – War ina Babylon © EPA

Ooh yeah, ooh yeah. One step forward, two steps backward. Une phrase iconique tirée d’un album iconique, produit par Lee « Scratch » Perry, qui, en tant que producteur, a marqué de sa patte de nombreux autres albums, dont plusieurs classiques absolus. « War ina Babylon » est l’un d’entre eux. Avec « Party Time » de The Heptones et « Police and Thieves » de Junior Murvin, cet album est considéré comme la Sainte Trinité de Perry. Romeo (né Smith) avait déjà connu le succès auparavant avec « Wet Dream », une chanson prohibée par la BBC, à la plus grande surprise de Romeo lui-même qui explique que cette chanson évoquait une fuite dans le toit de sa chambre. OK.

Burning Spear – Marcus Garvey

Burning Spear – Marcus Garvey © EPA

Autre album marquant de 1975 : « Marcus Garvey » de Burning Spear, le troisième album du groupe, baptisé en hommage au héros national jamaïcain, Marcus Garvey (leader politique, journaliste, entrepreneur, une figure importante donc). L’histoire raconte que le premier titre de cet album a été enregistré directement après la première rencontre entre Winston Rodney (le chanteur) et Lawrence Lindo (le producteur), avec en toile de fond, des musiciens des groupes The Wailers et The Soul Syndicate.

Hopeton Lewis – Take it easy

Hopeton Lewis – Take it easy © Merritone

Nous revoici en 1968 avec une véritable perle qui marque le début du chanteur, arrangeur et présentateur radio jamaïcain. Adolescent, Lewis commence à chanter à l’Église de Kingston, crée un groupe (The Regals) et investit les studios dès le milieu des années 1960. Un travail acharné, des nuits d’effort et beaucoup d’envie finissent par porter leurs fruits : « Take it Easy » (1966), l’un des premiers titres rockstead. Hopetown Lewis sortira encore de nombreux tubes par la suite et sera l’un des premiers à écrire une chanson sur « l’herbe », à savoir « Cool Collie ». 

Peter Tosh – Mystic Man

Peter Tosh – Mystic Man © wikimedia

Il est souvent mis sur le même pied que Bob Marley, parce qu’il était avec Bunny Wailer et Bob Marley l’un des principaux membres du groupe The Wailers. C’est le quatrième album de Peter Tosh qui rassemble une belle brochette de musiciens, comme le tandem Sly & Robbie, respectivement à la batterie et à la guitare (Google Sly & Robbie et on tombe à la renverse). Ce n’est pas du Reggae Roots, mais bien un reggae qui fait le lien avec le pop and rock, ce qui permet à Peter Tosque de marcher sur les traces de Bob Marley. Peter Tosh disparaît de manière violente. Après avoir perdu sa première femme dans un accident de voiture, il décède lors d’un homejacking, commis, pour la petite histoire, par un homme qu’il avait essayé d’aider lors de sa sortie de prison. Tosh a été tué parce qu’il refusait de donner de l’argent aux trois assaillants.

Gregory Isaacs – Night Nurse

Gregory Isaacs – Night Nurse © Wikimedia

Ce « Night Nurse » est l’album le plus connu de Gregory Isaacs, avec un single éponyme. Les accompagnements sont ceux de Roots Radics, le synthé de Wally Badarou. Isaacs fut jadis décrit comme « the most exquisite vocalist in reggae » et s’est vu attribuer le surnom de « Cool Ruler ». Dans les années 1970, il est l’un des artistes de reggae à enregistrer les meilleures ventes et à rencontrer le plus de succès, avec Bob Marley et Dennis Brown. Sa carrière a ensuite périclité en raison notamment de problèmes d’alcool. Il passe alors par la case prison avant de tenter de remonter pendant de longues années. Il est décédé en 2010.

The Congos – Heart of the Congos

The Congos – Heart of the Congos © wikimedia

Et le revoici ! Lee Perry était également aux commandes de ce classique de 1977. Du roots reggae, considéré comme l’une des pièces maîtresses de Perry. Il donne pour une fois tort à Monsieur tout le monde, car « Fisherman » – le premier single – est une chanson incroyable, apparemment joyeuse, dans les aigus, qui raconte la vie difficile d’un pêcheur qui doit nourrir trois enfants – bientôt quatre. Ou peut-être y voyez-vous une autre symbolique ?

Dr. Alimantado – Best Dressed Chicken In Town (1978)

Dr. Alimantado – Best Dressed Chicken In Town (1978) © YouTube

Cet album signe le début du DJ jamaïcain Dr. Alimantado, avec des singles qu’il a produits lui-même entre 1972 et 1977, et enregistrés avec l’aide de Lee Perry, King Tubby et Scientist. Le disque reprend pas mal de chansons (ou des pistes de base) qui se transformeront plus tard en tubes interplanétaires comme « Poison Flour » avec Horace Andy, ou encore « Quiet Place » de Horace Andy et « Man Next Door » de Massive Attack sur le fantastique album « Mezzanine ».

King Tubby – Presents the roots of dub

King Tubby – Presents the roots of dub © YouTube

Dub all over! King Tubby a donné ses titres de noblesse au dub. Des basses profondes qui groovent, un charleston net, des effets delay à la guitare dans une ambiance qui invite directement à la danse. Avec « King Tubby presents the roots of dub », vous vous offrez un album qui va tester les fréquences moyennes et basses de vos haut-parleurs et transformera votre maison en paradis du dub. Tubby est l’un des fondateurs du procédé de « remixage » qui sera repris plus tard dans la musique électronique et la dance.  



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