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La petite histoire derrière quelques célèbres pochettes d’albums et de CD

La petite histoire derrière quelques célèbres pochettes d’albums et de CD

© ParlophoneEMI & Robert Frase-Jann Haworth-Michael

Auparavant, avant que n’apparaissent Spotify, Youtube ou Appel Music, la seule manière d’écouter sa musique préférée était d’acheter le CD ou le disque. Les groupes de musique prêtaient une grande attention à la création de leurs pochettes de disques. Certains albums ont acquis une renommée mondiale pour leur musique évocatrice, mais aussi grâce à leur pochette. Nous mettons ici en lumière le processus créatif à l’origine de quelques pochettes de disques emblématiques.

Nirvana – Nevermind

Nirvana – Nevermind

© Geffen Records

Voici l’exemple parfait d’un album mondialement connu pour sa pochette et pas nécessairement pour la fantastique musique du groupe grunge Nirvana. Le bébé d’à peine quatre mois visible sur la pochette a réellement été lancé à l’eau pour la prise, bien que le billet d’un dollar accroché à l’hameçon soit bien un photomontage. Le bébé nu symbolise l’innocence, alors que le billet représenterait l’industrie du disque.

The Velvet Underground & Nico – Banana Album

The Velvet Underground & Nico – Banana Album

© Polygram Records

La célèbre pochette a été conçue par un artiste non moins célèbre : Andy Warhol. La banane trop mûre a été fortement critiquée à cause du prétendu « excès d’érotisme » de la pochette. En plus de la forme phallique, Warhol a également ajouté l’éloquente formule écrite : « Peel slowly and see » (Pelez lentement et voyez). Sur les pochettes originales, l’autocollant de banane une fois décollé dévoilait une banane rose viande. Mais le collage de l’autocollant était effectué à la main dans l’usine de disques et, comme cette opération prenait trop de temps, l’autocollant n’a plus été utilisé après 1968.

Led Zeppelin - Houses of the Holy

Led Zeppelin - Houses of the Holy

© Atlantic

Pour créer cette pochette, on a demandé à deux enfants nus de ramper sur quelques rochers en Irlande du Nord. L’objectif était de réunir un lever et un coucher de soleil sur la même photo, mais la météo n’était pas de la partie. Les photos ont donc été prises en noir et blanc et un processus de multi-impression a été utilisé pour créer un effet qui a finalement fait l’unanimité. L’idée était inspirée du roman de science-fiction Les Enfants d’Icare .

Pink Floyd - Dark Side of the Moon

Pink Floyd - Dark Side of the Moon

© Harvest-Capitol & Storm Thorgerson, George Hardie

La pochette montre un prisme traversé par un rayon lumineux qui se transforme en un faisceau aux couleurs de l’arc-en-ciel. Le groupe voulait se distancer des photos classiques et décorer leur album de façon plus « intelligente ». Les Pink Floyd était renommés pour leurs jeux de lumière éblouissants durant leurs concerts et la pochette reflétait donc parfaitement cette marque de fabrique. Le triangle représenterait l’ambition, mais également la propreté. La pochette est donc certainement ouverte aux interprétations.

U2 – The Joshua Tree

U2 – The Joshua Tree

© Island Records, Anton Corbijn

L’arbre figurant sur la pochette est un arbre de Josué (Joshua Tree). Cet arbre, selon les Mormons, aurait été appelé ainsi en référence au personnage biblique Josué, qui étendait ses mains en prière vers le ciel. Le groupe se sentit inspiré par cette référence intemporelle et ainsi fut fait. Après la mort de l’arbre en l’an 2000, des fans du groupe ont créé une sorte de mémorial dans le désert pour préserver la symbolique de l’album et de leur groupe favori.

Bob Dylan – The Freewheelin’ Bob Dylan

Bob Dylan – The Freewheelin’ Bob Dylan

© Columbia

Bob Dylan marchait bras dessus, bras dessous avec sa compagne et muse du moment durant une séance de photos ordinaire. Il faisait froid à pierre fendre ce jour-là, mais le chanteur ne portait rien d’autre qu’une petite veste légère parce que « l’image est ce qui compte le plus ». Sa compagne, qui elle en revanche portait plusieurs couches de vêtements pour se protéger du froid, a raconté plus tard qu’elle se trouvait affreusement grosse sur la photo. Il n’était pas du tout prévu d’utiliser cette photo pour une pochette d’album, mais le photographe trouvait la complicité entre les deux personnages tellement magique, que c’est quand même ce qui est arrivé.

Coldplay – A Rush of Blood to the Head

Coldplay – A Rush of Blood to the Head

© Parlophone

L’album du légendaire groupe de pop Coldplay montre un visage ou, avec un peu d’imagination, en tout cas, une partie de visage. C’est une création du célèbre photographe Sølve Sundsbø qui, au lieu d’un appareil photo, a utilisé une imprimante 3D. Mais comme l’imprimante ne pouvait pas reproduire les couleurs et que le fichier était trop gros, il n’en est sorti qu’une demi-tête avec des parties rallongées en forme de pointes. Chris Martin a tout de suite adoré et, plus tard, l’artiste a encore été invité à concevoir d’autres albums pour Coldplay.

The Beatles - Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band

The Beatles - Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band

© Parlophone/EMI & Robert Frase, Jann Haworth, Micha

Le fameux album sur lequel on aperçoit les quatre Beatles entourés d’une flopée d’autres célébrités était extrêmement novateur dans le monde de la musique. À cette époque, les collages étaient encore faits main : les Beatles ont donc réellement posé devant un grand carton sur lequel toutes les photos avaient été collées manuellement. L’idée était de présenter un nouveau groupe avec tout un tas de fans (célèbres). Les concepteurs et les Beatles eux-mêmes avaient donc établi une liste de célébrités dont ils voulaient s’entourer sur la pochette. Les créateurs Peter Blake et Jann Haworth ont même remporté un Grammy Award pour cette pochette.

Blink 182 – Enema of the State

Blink 182 – Enema of the State

© MCA Records

L’album de punk rock de Blink 182 est on ne peut plus explicite avec cette infirmière à la poitrine plantureuse (actrice porno dans la vraie vie) figurant sur la pochette. Au verso de l’album, on aperçoit les membres du groupe à moitié nus autour d’une table d’opération. Ils prétendent qu’à l’époque, ils ignoraient la profession de leur top model sexy. Sur la première version de l’album, une croix rouge ornait la coiffe de l’infirmière, mais la Croix Rouge a obligé le groupe à retirer ce symbole.

Queen – Queen II

Queen – Queen II

© Parlophone, Elektra, EMI

Comme la pochette de leur premier album n’avait pas marqué les esprits, Queen voulait que leur deuxième album soit plus attrayant pour s’assurer qu’il attire les regards dans les magasins. Le groupe avait souhaité utiliser la thématique du noir et blanc pour l’album et le résultat est certainement très réussi. Les disques eux-mêmes ont également une touche artistique. L'un des côtés, « le côté blanc », montre les membres du groupe habillés en blanc, tandis que l’autre, « le côté noir », les montre vêtus de noir. Les artistes avaient initialement refusé la photo de la pochette, mais le photographe les a finalement convaincus qu’ils avaient l’air plus importants sur cette photo qu’ils ne l’étaient à l’époque.

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