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Le blues : un nom général, tellement de styles…

Le blues est né dans les plantations du sud des États-Unis au cours du 19ème siècle. C’est le chant plaintif des esclaves noirs, accompagné d’une instrumentalisation simple, qui raconte la souffrance, la pauvreté, le manque de chance… Autant dire qu’il concerne pas mal de monde. Rien qu’aux États-Unis, on rencontre près d’une dizaine de blues différents. Et dans le monde, de nombreux genres blues-like ou bluesy s’en rapprochent.
Le blues : un nom général, tellement de styles…

Le blues traditionnel

Le blues traditionnel

© Michael Bennetts

On le nomme au choix country blues, folk-blues ou blues rural… À l’origine, le blues est une musique acoustique, qui traduit la mélancolie de l’exil. Rapidement, elle se propage dans de nombreuses villes et états américains : Memphis, Detroit, Chicago, Texas, Piedmont, Louisiane, Atlanta, Nouvelle-Orléans… C’est dans ce genre que se sont illustrés notamment Big Bill Broonzy, Brownie McGhee ou encore Sonny Terry…


Le blues rock

Le blues rock

© EPA

On doit l’apparition du blues rock aux Rolling Stones quand, dans les années 60, le groupe anglais reprend d’anciennes chansons de légendes du country blues. Depuis, le style a fait de nombreuses émules : Eric Clapton, Jimi Hendrix ou encore Janis Joplin. Aujourd’hui, le blues rock connaît un renouveau certain avec des artistes comme The White Stripes, Joe Bonamassa ou The Black Keys.


L’acid blues

L’acid blues

© stoneycurtisband.com

L’acid blues est un genre plus récent qui s’inspire du blues rock et de l'acid jazz. Né avec la sous-culture psychédélique, sa musique est généralement définie par des guitares déformées, lourdes et des paroles qui font référence à l’usage de drogues… Ses représentants les plus fidèles sont sans doute les membres du Stoney Curtis Band, dont les activités sur scène remontent au début des années 2000.


Le gospel blues

Le gospel blues

© Joe Louis Walker

Le holy gospel existe depuis l’origine du blues. Il réunit les chants religieux et évangéliques du gospel aux rythmes larmoyants de la guitare blues. Un cocktail haut en couleurs ! Parmi les musiciens de gospel blues les plus notables, citons Joe Louis Walker, Sister Rosetta Tharpe, Reverend Gary Davis et Washington Phillips.


Le rhythm 'n' blues

Le rhythm 'n' blues

© EPA

C’est le fameux R’n’B, qui émerge dans les années 40 aux USA mais qui ne devient populaire chez nous qu’à partir des années 80, quand de grands artistes internationaux, comme Stevie Wonder et Whitney Houston, font voyager un style plus contemporain. En réalité, on doit le succès de ce genre à des musiciens comme Fats Domino, Ray Charles et Nina Simone. La singularité du R’n’B ? L’utilisation moins systématique de la guitare, au profit du piano ou de la voix seule.


Le blues électrique

Le blues électrique

© Sumori

Le blues électrique se caractérise, dès la fin des années 30, par l'utilisation d'instruments avec amplificateur. Il touche tous les styles de blues différents, du moment qu’il est joué avec des instruments électriques. C’est l'un des styles de blues qui influence le plus la musique du 20ème siècle, grâce au talent à la guitare électrique d’artistes comme John Lee Hooker ou T-Bone Walker.


Le soul blues

Le soul blues

© EPA

Comme si le blues n’était pas suffisamment mélancolique, la soul aussi s’est immiscée dans ce genre. En fait, le terme désigne surtout les morceaux blues chantés par les grands artistes de la soul américaine : BB King, le maître absolu de la guitare blues, Bobby Blue et Otis Redding. Des chansons qui procurent des émotions universelles…


Le fado

Le fado

© EPA

Tout comme le flamenco en Espagne, le fado portugais est un chant populaire accompagné d’un ou de plusieurs instruments à cordes et racontant la mélancolie, la nostalgie, l’exil… Né à la fin du 19ème siècle, on peut donc le rapprocher des grandes thématiques du blues américain. Il s’illustre à travers Amalia Rodrigues, Mariza et Dulce Pontes.


Le tango

Le tango

© José María Silva

On retient souvent de ce classique argentin ses danses lascives. Pourtant le tango raconte bien plus que ça. C’est la musique des esclaves de la communauté noire d'Amérique latine. Tango désigne d’ailleurs l’endroit où le négrier parquait les esclaves avant l'embarquement. Peu connus de ce côté de l’Atlantique, l’histoire retient parmi les plus grands des musiciens de tango… blancs, Astor Piazzolla et Carlos Gardel.



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