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Jack White, l'homme derrière l'hymne de stade

Jack White, de son vrai nom John Anthony Gillis, n'aurait sans doute pas imaginé en être là aujourd'hui, mais le tube mondial 'Seven Nation Army' a changé sa vie. Découvrez ici son parcours.

Jack White se produira sur le podium de Rock Werchter le samedi 7 juillet 2018 !
Jack White, l'homme derrière l'hymne de stade

© EPA

Un riff simple – du moins en a-t-il l'air – et la planète entière se met à danser.'Seven Nation Army' est même devenu une sorte d'hymne footballistique. Mais résumer Jack et Meg White à une seule chanson serait leur manquer de respect. Meg White, sa sœur ? Non, son épouse. Ou sa cousine ? Sa demi-sœur ? Ce n'est en tout cas pas sa maman, mais la relation entre Jack et Meg n'a pas toujours été très claire, même s'ils furent mariés entre 1996 et 2000.

Ce qui importe plus, c'est le dilettantisme qu'ils ont amené dans la musique et l'invention d'un nouveau type de groupe : le duo avec batterie et guitare. Et peu importe de rassembler des millions de fans à travers le monde. Meg White ne jouait pas très bien de la batterie, mais elle a créé un style qui lui est propre, sans artifice. Avec les riffs de Jack et la batterie de Meg, les ingrédients du succès étaient réunis.

Depuis lors, on n'entend plus beaucoup parler de The White Stripes – ah oui, on en avait presque oublié de donner le nom du groupe. Depuis 2013, Meg a abandonné la musique et personne ne sait ce qu'elle est devenue. Et Jack ? Il va bien et son talent est toujours présent. Chanteur de The White Stripes, batteur de The Dead Weather (et quel batteur !), chanteur de The Raconteurs et artiste solo et pionnier, dans le sens où il fut l'un des fondateurs du retour du garage rock au début des années 2000.

Pour en savoir plus sur la biographie de Jack White, penchez-vous sur celle de Nick Hasted « Jack White, How He Built an Empire from the Blues ». Sa vie aurait pu être complètement différente puisque sa vocation première était d'entrer dans les ordres. Mais comme c'est souvent le cas des musiciens de blues lorsqu'ils doivent aborder un virage dans leur vie, le diable leur souffle à l'oreille : « choisis le côté obscur ». Et Jack a écouté. Vous connaissez la suite de l'histoire. Son troisième disque solo, intitulé « Boarding House Reach », arrive cette année.

Un artiste particulier, car...

Un artiste particulier, car...

© EPA

A touch of gold

Tel un Midas de la musique, Jack White transforme tout ce qu'il touche en or. À l'âge de 19 ans, il s'installe à la batterie du groupe Goober & The Peas et découvre la vie de musicien en tournée (imaginez que Jack White n'a jamais rien fait d'autre que de la musique dans sa vie). Il existe peu d'enregistrements en live du groupe, mais les talents de batteur de White sont indéniables.



Le patron !

White est un commerçant. Enfin pas littéralement, mais il sait ce qu'entreprendre signifie : en 2001, il crée son propre label « Third Man Records », qui ne devient concrètement actif qu'en 2009. C'est le temps qu'il a fallu à Jack White pour acheter un bien dans lequel il puisse héberger un studio. À ce propos, il explique : « Je n'ai jamais désiré posséder mon propre studio ou mon matériel. J'étais habitué à entrer dans un studio, à y camper pendant 10 jours pour enregistrer un disque, peu importe le matériel mis à ma disposition. Cette contrainte était libératrice pour moi. »Mais après 10 ou 15 ans, il a eu envie d'autre chose. « Je voulais un studio avec mon équipement de travail préféré ». En plus d'être une maison de disques, Third Man Records devient aussi une presse à vinyles en 2017.

Acteur ?

N'est-on pas toujours un peu acteur lorsque l'on se produit sur scène ? Lorsque l'on observe certains artistes, il semble que le rôle qu'ils interprètent sur scène les poursuit en coulisses. Le pas entre le podium et le grand écran peut donc être facilement franchi. Jack White s'est vu confier un rôle dans « Coffee and Cigarettes » de Jim Jarmusch (un film à voir). Dans la scène où il joue son propre rôle, Jack montre à Meg sa Tesla Coil.



Trois bonnes raisons d'aimer Jack

Avec une productivité telle que celle de Jack White, il est facile de rassembler toutes les parties de sa personnalité. On se lance ! Jack White est la cheville ouvrière de "the White Stripes". En 1997, Meg White se met à la batterie – un peu sur un coup de tête – et elle fait directement un carton. Passionnée, mais les pieds sur terre, elle joue avec une avidité contagieuse. 



He's a raconteur

En 2005, Jack enregistre la chanson « Steady, As She Goes » avec Brendan Benson. Ils se nomment « The Raconteurs ». Les deux duos forment ainsi un quartet et enregistrent le disque « Broken Boy Soldiers », légèrement inspiré par les années 90. Avec une touche de shoegaze.



« Hey Alison, tu veux qu'on forme un groupe ? » « Bien sûr ». Qui est Alison ? Alison Mosshart, la chanteuse de « The Kills ».The Kills accompagnent The Raconteurs en tournée pour la promotion de leur album « Consolers of the Lonely ». Lorsque Jack est victime d'une extinction de voix, Alison le remplace et l'idée d'un nouveau groupe est née : The Dead Weather. Et comme on pouvait s'y attendre, le résultat fut flamboyant !



Une place à l'avant !

Vous n'avez jamais vu Jack White en concert ? Aucun de ses groupes ? Dans ce cas, placez-vous au pied du podium, récupérez votre retard et laissez-vous transporter par le charisme du chanteur. Vous rentrerez chez vous comme un jeune chien fou.



Ceci. C'est Nuffs qui le dit. Jack White devient fou, il l'a fait avec The White Stripes et il ne s'arrête plus. 



Jack-in-a-box!

Le talent de Jack White s'exprime dans plusieurs groupes, nous le savons tous. Qu'il est un batteur talentueux aussi. Il explique ici ses débuts avec « The Dead Weather » et offre en bonus quelques chouettes solos. Some guys.



Jouer avec Jimmy Page et The Edge, ce n'est pas donné à tout le monde. Comme ici. Trois grands guitaristes parlent de leur instrument. Haha, rien n'arrive à la hauteur de cela. Kashmir de Led Zeppelin. La chair de poule.



Une interview. Parler de la vie, de musique, de Third Man Records... 52 minutes de pur Jack White. Il faut savoir que 40 000 exemplaires du LP « Lazaretto » de Jack White se sont écoulés durant la première semaine, ce qui en fait le disque vinyle le plus vendu au cours des 20 dernières années.



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