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Vers l’autonomie performante. Savoir lâcher prise ?

Publié le 14/07/2017 dans Inspiration

Vers l’autonomie performante. Savoir lâcher prise ?

Des collaborateurs pleinement responsables, sans intervention de la hiérarchie : cette perspective fait peur à de nombreux chefs d’entreprise. Les équipes autogérées ont pourtant beaucoup d’avantages, à condition de bien s’y prendre dès le départ.

L’autonomie des équipes est dans l’air du temps. Selon une enquête européenne d’Allied Consultants Europe, 80 % des organisations s’y intéressent pour plusieurs raisons. Les entreprises doivent être agiles et anticiper les développements du marché. Souvent, un projet est déjà dépassé avant même d’avoir été développé, mis sur papier ou intégré dans un business plan.

L’excès de hiérarchie est contreproductif. Autre raison : les nombreuses technologies de l’information à notre disposition facilitent le partage d’information, un facteur clé dans le succès de l’autogestion. De plus, les collaborateurs actuels, mieux formés qu’autrefois, sont capables beaucoup plus tôt de juger par eux-mêmes, sans supervision d’un dirigeant.

Et la créativité devient indispensable dans la plupart des secteurs. À l’inverse de l’autogestion, la hiérarchie limite la libre pensée. Mais cette autonomie nécessite un autre mode de travail, une autre implication des collaborateurs et donc, une autre manière de diriger. Si l’idée commence à faire son chemin, les équipes autogérées ne sont toutefois pas encore une évidence pour toutes les organisations.

Les quatre principaux obstacles

L’autocontrôle peut résoudre beaucoup de problèmes actuels. Mais avant de vous lancer dans l’aventure, pensez à tirer des leçons des erreurs des autres.

  1. Support IT insuffisant

    L’autogestion n’est pas qu’une question d’individus. L’optimisation de votre système IT est au moins aussi importante. Plus encore que d’habitude, l’information doit être facile d’accès et centralisée, les processus de travail limpides et le flux de travail bien structuré. En bref, le support IT doit favoriser la collaboration de manière optimale.

  2. Excès de contrôle

    Les managers ont souvent du mal à déléguer leurs responsabilités. Pourtant, lâcher prise ne signifie pas abandonner. Il s’agit simplement d’adopter un autre leadership et de définir le cadre dans lequel vos collaborateurs vont pouvoir s’autogérer.

  3. Manque de transparence

    Pour qu’une équipe soit totalement autonome, elle doit anticiper elle-même ses besoins (collaborateurs, ressources, maintenance…). Cela exige une grande transparence dans la gestion de l’entreprise, les budgets disponibles et l’administration du personnel.

  4. Manque de confiance

    La confiance de la hiérarchie est aussi un facteur déterminant. Celle-ci doit être convaincue que l’autonomie des collaborateurs est un gage de meilleurs résultats. Mais il faut aussi permettre l’apprentissage. L’erreur est humaine, il y aura donc lieu de prévoir des évaluations intermédiaires pour rectifier le tir.

Multipliez vos chances de réussite

L’autonomie des équipes est un travail de longue haleine qui exige une certaine attention. Investissez donc dans cette approche uniquement si elle implique une valeur ajoutée. Vouloir économiser ou réduire l’absentéisme n’est pas une bonne raison pour se lancer dans la démarche. Par contre, dans un contexte sain et ouvert au changement, l’autogestion peut motiver vos collaborateurs et renforcer la flexibilité de votre organisation. 

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