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Smart City : jamais sans les citoyens

Publié le 26/02/2019 dans Inspiration

Smart City : jamais sans les citoyens

Le projet pilote Smart City Live Lab tourne à plein régime dans la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. Les premiers résultats sont publiés et l’écosystème se consolide. Le point avec quatre acteurs du projet très enthousiastes.

Cela fait plusieurs mois que les principales parties prenantes du projet sont identifiées, et que trois thématiques animent le projet pilote Smart City Live Lab : sécurité & prévention, mobilité et énergie. “Nous avons passé le cap de la collecte des données. Nous profitons maintenant des nombreuses possibilités d’analyse et d’interfaçage entre les outils de l’écosystème et les nôtres. Une situation sans précédent !”, explique Benoît Van Calbergh, responsable du Service cartographie de la ville.

Nuisances sonores : une affaire de normes

Pour les thématiques sécurité & prévention et mobilité, le croisement de nouvelles données avec celles des 800 appels téléphoniques pour nuisances sonores recensés annuellement, attise la curiosité de Véronique Davaux, responsable du service analyse stratégique de la zone de Police d’Ottignies-Louvain-la-Neuve : “Dans un cadre plus large, nous avons créé le concept ‘Louvain-la-Nuit’. Avec l’écosystème de Proximus, nous pouvons confronter nos données avec les données objectives récoltées via des sonomètres”. Et Philippe Delvaux, échevin, de préciser : “L’objectif n’est pas la tolérance zéro. Nous voulons une ville vivante mais dans le respect des normes établies”.

Numériser ne peut pas être synonyme de fracture numérique plus importante.”

Pierre Richard est responsable du service informatique de la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve

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De 1 à 5 sonomètres

Le premier sonomètre a capturé ses données dans un quartier d’Ottignies. “Très vite, nous avons pu croiser les données des histogrammes avec le moment des appels. Un seul objectif nous anime : le bien-être des habitants”, indique Véronique. Quatre nouveaux sonomètres vont être installés là d’où proviennent la majorité des appels pour nuisances sonores. “Nous sommes impatients de pouvoir vérifier dans ces quartiers le niveau de décibels et le respect des normes établies. L’excellente collaboration avec l’UCLouvain est essentielle pour mener à bien ce projet”, insiste l’analyste stratégique de la zone de Police.

Adapter sa politique de mobilité

Benoît, conseiller en mobilité, est fan de l’outil FLOWcheck développé par Be-Mobile, acteur de l’écosystème de Proximus. “Nous connaissons les zones accidentogènes de notre territoire, mais nous n’avons jamais pu effectivement analyser la vitesse réelle des véhicules. Au sein du projet, nous avons donc vérifié l’impact de l’installation d’un radar mobile sur la vitesse des véhicules. Les résultats sont édifiants, et nous pouvons maintenant adapter notre politique de mobilité en connaissance de cause.

Numériser et automatiser

Le second avantage soulevé par Benoît concerne l’analyse de l’origine et de la destination des véhicules. “La ville dispose, par exemple, de parkings de dissuasion. Les données révèlent le profil type des utilisateurs de ces parkings et permet une cartographie unique des segments d’afflux du trafic. En 2017, ce comptage avait encore été réalisé manuellement. Le travail est comparable quant aux résultats relevés, mais incomparable en termes de main d’œuvre !”

Un aperçu minute par minute

Quand mobilité rime avec immobilité, il devient très utile de pouvoir calculer le taux de congestion en temps réel. “Nous obtenons à présent une visualisation dynamique et des informations objectives cartographiables. Le Smart City Live Lab booste notre réflexion, pendant que les outils consolident très rapidement l’information recueillie, que nous présentons ensuite au niveau politique afin d’avancer vers la prise de décisions. Si la quantité de données est impressionnante, la simplicité de leur interprétation l’est tout autant”, précise Benoît.

Une consommation énergétique réduite de 17 %

Troisième thématique identifiée : l’énergie. En cette matière, la ville était déjà bien en avance sur son temps. Toutefois, de nouvelles économies semblaient encore être réalisables. “Des mesures existantes renforcées par la présence des capteurs ont déjà permis d’améliorer nos ambitions par rapport à la Convention des Maires pour le climat et l’énergie en Europe. Outre une gestion centralisée, nous obtenons une réduction de 17 % de la consommation énergétique de nos bâtiments publics”, indique Philippe.

Perspectives

Les premiers pas vers une Smart City sont franchis. Mais pour Philippe, le temps est venu de laisser les citoyens s’exprimer. “Nous lançons une enquête ‘Smart City’ dans le Bulletin communal. Nous comptons sur un minimum de 2.000 réponses afin de cerner les vrais besoins et de consolider notre plan stratégique pour les six prochaines années.”

Le Smart City Live Lab booste notre réflexion et le processus de décision.

Benoît Van Calbergh est responsable du service Cartographie de la ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve.

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4 critères comme fil rouge

En tant qu’échevin, Philippe estime que le sens d’un projet Smart City repose sur quatre critères indéniables : permettre d’accélérer la transition, ne présenter aucune atteinte à la vie privée, réduire la fracture numérique, et ne porter aucun préjudice à la santé publique. “La clé du succès se trouve peut-être également dans la ‘gamification’. Une piste avancée par les étudiants de HEC-Liège lors d’un concours organisé par la Smart City Institute, et qui pourrait s’avérer très efficace si elle était appliquée à une ville comme la nôtre.”

Conseils aux débutants

La Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve a parmi ses ambitions celle d’inspirer les autres villes du pays. Le partage des connaissances est d’ailleurs inscrit quelque part dans son ADN. Pierre, aux commandes du Service informatique, nous donne quelques conseils : “Si vous pensez initier un trajet de ville intelligente, il est impératif d’organiser une consultation publique et de donner à tout moment une place centrale au citoyen. La technologie doit être un moyen, et non une fin en soi. Dès le début, entourez-vous des bons partenaires, ceux qui pourront démontrer que numériser n’est pas synonyme d’augmentation de la fracture numérique. Enfin, établissez des objectifs mesurables, au profit de résultats concrets.”

Benoît Van Calbergh est responsable du service Cartographie de la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve. Son objectif principal est l’élaboration de systèmes performants qui permettent une productivité accrue des collaborateurs administratifs et de terrain.

Pierre Richard est responsable du service informatique de la ville. La mutualisation de l’infrastructure permet à son équipe de gérer trois clients internes : le CPAS, la Ville, la zone de Police.

Philippe Delvaux est échevin du budget, des finances, du numérique, de la simplification administrative, de l’environnement des espaces verts et du bien-être animal. De multiples casquettes qu’il met au service de la transition au sens large.

Véronique Davaux est responsable du service Analyse Stratégique de la zone de Police d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et gère les plans d’action à travers l’exploitation de données objectives et subjectives. Le data analytics lui permet d’explorer de nouvelles pistes de travail pour contribuer à élaborer des stratégies de terrain.

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Le magazine IT de Proximus qui s’adresse aux CIO et professionnels IT actifs dans les PME. 

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