Une solution pour chaque profil

Publié le 20/02/2019 dans Inspiration

Une solution pour chaque profil

Ce n’est plus l’aspect numérique qui prime. L’essentiel réside désormais dans une approche nouvelle du travail. À l’initiative conjointe de KPMG et Proximus, des professionnels des ressources humaines se sont réunis chez KPMG pour un débat captivant.

Notre environnement de travail est en pleine mutation. Les besoins des clients changent, mais des tendances plus larges comme la globalisation et la numérisation se profilent également. Ces phénomènes ont beaucoup d’impact. Le collaborateur doit développer de nouvelles compétences, tandis que le manager doit adapter son style de leadership. L’espace de travail numérique a aussi sa place dans ce contexte.

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Proposer la bonne technologie ne suffit toutefois pas. Il faut aussi que les collaborateurs utilisent les outils et en tirent un avantage. Une collaboration étroite entre l’IT et les RH est indispensable. La segmentation basée sur les personas venus tout droit du marketing est un bon point de départ pour proposer des outils adaptés à chaque rôle de l’entreprise et un espace de travail intelligent, sûr et flexible à chacun. L’espace de travail numérique exige une autre approche du travail, mais aussi une pensée différente. Il s’agit d’adapter la stratégie, la vision et la culture de l’entreprise (dont la politique RH) aux nouveaux besoins.

Proposer la bonne technologie ne suffit pas. Il faut aussi que les collaborateurs utilisent les outils et en tirent un avantage.

Connaître toutes les possibilités

Mais comment passer de la théorie à la pratique ? “Tout d’abord, une prise de conscience technologique est nécessaire”, explique Sacha Denys de PSA . “S’il est important de bien comprendre la technologie et l’innovation afin de voir toutes les opportunités potentielles, ce n’est pas toujours évident. Souvent, les hauts dirigeants ne comprennent pas suffisamment la technologie pour pouvoir guider leur organisation à travers l’innovation et l’automatisation.

“Pour pouvoir saisir l’opportunité d’une nouvelle technologie dans votre organisation, vous devez d’abord savoir ce qui existe.” C’est une responsabilité partagée. Le département IT, mais aussi les RH et toute la direction, doivent être en phase avec l’évolution technologique.

Faire adhérer tout le monde au principe de la numérisation est déjà un défi en soi. “Nous avons demandé à des jeunes collaborateurs d’expliquer à la direction les possibilités des nouvelles technologies, et ce via de courtes sessions”, lance Jan Van Acoleyen de Proximus. “Cela a bien fonctionné.” Par la suite, dans le contexte d’une implémentation, une plateforme sociale interne prend tout son sens. “Une sorte de Facebook interne, où les collaborateurs partagent leurs expériences”, précise Karl Bolle de Securitas. “Un nouveau lien se crée ainsi entre les collaborateurs.”

Numérique ou personnel

Dans tous les cas, il faut un équilibre entre ce que l’entreprise numérise et ne numérise pas. “C’est un des défis à relever dans le contexte de la guerre des talents”, indique Karine Vandenberghe de KPMG. “Nous devons utiliser de nouveaux outils, mais le contenu des fonctions change vite aussi.” La numérisation doit donc être en harmonie avec le profil du collaborateur. “Chez nous, la décision d’autoriser un collaborateur à faire du télétravail dépend purement du contenu de sa fonction”, souligne Alain De Dauw d’Atlas Copco. “Le télétravail n’est donc pas le terrain exclusif des employés. Certains ouvriers en reçoivent aussi l’autorisation en fonction de leur travail.”

Chez H.Essers, entreprise logistique, la numérisation dépend aussi du contenu concret de la fonction. Elle n’est pas basée exclusivement sur la distinction entre employé et ouvrier. “Nos chauffeurs ont un ordinateur de bord et toute une série d’outils”, explique Mike Dautzenberg de H.Essers. “Mais cela risque aussi de créer de la distance. Nous devons donc les soutenir afin qu’ils continuent à se sentir impliqués.” “L’intégration et la communication sont essentielles à cet égard”, renchérit Laurens De Meyere de Novartis Pharma. “Nous devons systématiquement mettre en balance ce que nous numérisons et ce que nous soutenons via le contact personnel.”

Les entreprises ne peuvent pas ignorer l’espace de travail numérique. “De toute façon, la possibilité du télétravail est une condition sine qua non pour attirer certains profils.”

Alain De Dauw, VP HR Airtec Division chez Atlas Copco Airpower

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Confiance

Le télétravail reste indissociable de l’espace de travail numérique. “Il faut trouver le bon équilibre”, poursuit Joeri Veldeman de Nokia. “Chez nous, le télétravail est accessible à tous, mais le contact régulier entre collègues au bureau reste indispensable.” Cet équilibre fait en sorte qu’il y ait de l’implication, un réseau personnel et l’innovation nécessaire entre les départements.

Réussir sa politique de télétravail n’est toutefois pas évident. Il faut de la confiance et de la maturité, ainsi que des objectifs de productivité mesurables. “En pratique, nous ne pouvons plus ignorer le télétravail”, ajoute Alain De Dauw d’Atlas Copco. Mais un certain cadre est nécessaire. “Vous devez élaborer une politique claire et croire en vos collaborateurs, jusqu’au moment où vous pouvez leur faire confiance. De toute façon, la possibilité du télétravail est une condition sine qua non pour attirer certains profils.”

Pas un simple gadget

Le contexte plus large de l’espace de travail numérique implique automatiquement l’introduction de nouvelles technologies. Là aussi, nous faisons face à un défi spécifique : s’assurer que les collaborateurs fassent l’effort d’utiliser efficacement ces nouvelles technologies. La communication est incontournable dans cette évolution. Il est essentiel que chacun se sente impliqué : pas seulement les RH et l’IT, mais aussi tous les autres départements. “Il faut en effet trouver la bonne combinaison au-delà des départements”, affirme Jeroen Minoodt d’Esko. “Et puis, vous devez encore mettre en pratique l’utilisation concrète de la technologie numérique.”

Dans tous les cas, l’enjeu est de mettre la technologie au service des collaborateurs de l’entreprise. “La technologie ne peut pas être un simple gadget”, conclut Jan Van Acoleyen. “Elle a un rôle crucial à jouer en tant qu’instrument du succès de l’organisation et des collaborateurs, pour un meilleur service aux clients.”

Participants table ronde :

  1. Joeri Veldeman, Head of HR Benelux, Autriche et Suisse chez Nokia
  2. Sacha Denys, Regional Head of HR & Corporate Communications chez PSA
  3. Karl Bolle, Head of HR Belux chez Securitas
  4. Jeroen Minoodt, Global HR Shared Service Director chez Esko
  5. Mike Dautzenberg, CHRO chez H. Essers
  6. Laurens De Meyere, Service Delivery Expert IT-End User Experience chez Novartis Pharma
  7. Alain De Dauw, VP HR Airtec Division chez Atlas Copco Airpower
  8. Jan Van Accoleyen, Chief HR Officer chez Proximus
  9. Karine Vandenberghe, Corporate HR Director chez KPMG Belgium

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