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L’emergence des millennials

Publié le 11/12/2017 dans Inspiration

L’emergence des millennials

Les millennials sont-ils vraiment différents des générations précédentes ? Les principaux intéressés pensent que non. Les caractéristiques que l’on attribue à la génération Y sont aussi globalement valables pour tous les jeunes. “Finalement, tout est question de relations : entre la jeunesse et l’expérience.” One magazine a soumis trois affirmations à un panel de jeunes et moins jeunes experts sur le terrain.

Les millennials font partie de la génération démographique née grosso modo entre 1984 et 2000. Ils ont grandi dans une société de bien-être et de progrès. Ils communiquent et vivent en ligne.

Who’s who?
  • Nils Roelandt, Gand Village Director Co.Station
  • Marieke Van Lanschoot, Program Manager Medium Enterprise Transformation Proximus
  • Eloïse Cromphaut, Management Trainee Enterprise Business Proximus
  • Wannes Vandael, Executive Advisor du CTO Proximus
  • Charlotte De Wilde, Senior HR Matchmaker Clearsource

Les CXO appartiennent principalement à la génération X, celle entre les baby-boomers et les millennials, née entre 1961 et 1981. Ils ont grandi avec le déclin économique et sans internet. Ils sont rationnels, autonomes et s'approprient volontiers les nouveaux médias.

Who’s who?
  • Wouter Remaut, CEO Co.Station
  • Eusebio Nickmans, Director New Business Development Proximus
  • Erik Hendrix, Marketing Manager Proximus
  • Robert De Maere, Telecom Manager Port of Antwerp
  • Robert Decant, CEO ESAS
Affirmation 1

La génération Y est la plus connectée.
À en croire le cliché, les millennials ne font qu’un avec leur smar tphone. Ils communiquent via les réseaux sociaux et d’autres apps de manière principalement asynchrone. On dirait qu’ils n’ont pas le réflexe d’appeler quelqu’un pour lui poser une question. À l’inverse, leurs collègues plus âgés ne comprennent pas pourquoi ils ne réagissent pas aux messages vocaux. “Ce n’est tout simplement pas un moyen de communication efficace”, selon Wannes Vandael.

“Souvent, on ne comprend pas tout le message et il faut le réécouter. C’est plus facile de rappeler la personne.” Les millennials voient le côté pratique. Ils préfèrent envoyer un bref message écrit avec l’essentiel du message plutôt que de laisser un message vocal.

Nous disposons aujourd’hui d’une multitude de moyens de communication : téléphone, SMS, e-mail, services de messagerie et autres plateformes de collaboration. Fixer un rendez-vous par téléphone est une perte de temps, il suffit d’envoyer un SMS. Les millennials ne sont toutefois pas du tout adeptes de l’e-mail. “Nous observons que les start-up utilisent beaucoup moins l’e-mail”, affirme Nils Roelandt. “Il est beaucoup plus facile de travailler sur une liste de tâches dans une app comme Trello et de communiquer par messages autour de cette liste.” 

La quantité d’outils en circulation ne semble pas effrayer la génération Y. Ils ont l’habitude de travailler dans un environnement très bruité et de filtrer ce qui est pertinent. Mais même s’ils sont constamment en ligne et peuvent parfaitement travailler à distance, ils aiment venir au bureau. “Je trouve que le contact social avec les collègues est important”, explique Eloïse Cromphaut. “Je privilégie également les réunions en face-à-face, même si la visioconférence est parfois pratique.”

Affirmation 2

Les entreprises n’utilisent pas suffisamment les résultats des études pour mieux comprendre la jeune génération.
“Très souvent, l’information est déjà présente”, lance Eusebio Nickmans. “Reste à savoir comment l’exploiter dans votre style de management. L’entreprise doit comprendre le mode de vie des millennials et adapter son organisation.” Vouloir du respect et de l’autonomie est-il propre aux millennials ? Bien sûr que non. “Je ne voudrais pas être traitée autrement”, répond Charlotte De Wilde.

“Et je n’ai pas l’impression que mes collègues des autres générations ne le comprendraient pas.” Finalement, c’est surtout une question d’évolution. Autrefois, le patron répartissait les tâches, désormais les collaborateurs ont plus de responsabilités.

“Toutes les générations s’inspirent mutuellement”, ajoute Robert Decant. “On ne devrait pas parler de génération X, Y ou Z. Notre réflexion est trop compartimentée. L’état d’esprit d’un individu importe beaucoup plus que son âge.” Les plus âgés ont de l’expérience, tandis que la jeune génération connaît mieux les nouveaux outils et modes de collaboration.

“Ce dont nous avons besoin, c’est de mentorat en duo”, poursuit Robert Decant. “Pour que les jeunes apprennent des anciens, et vice versa.” En pratique, il faut parfois savoir se montrer très persuasif pour guider la génération plus expérimentée vers les nouveaux outils. “C’est vrai”, renchérit Wouter Remaut, “mais les résultats suivent rapidement quand vous favorisez la collaboration entre collègues plus jeunes et plus âgés.”

Affirmation 3

Les millennials veulent communiquer en temps réel avec la direction.
Sur ce plan, il y a clairement une différence avec les générations précédentes. La génération Y communique différemment et surtout plus vite. “C’est comme ça”, dit Robert De Maere, “mais finalement, tout le monde apprécie la rapidité : savoir directement à quoi vous attendre et, peutêtre le plus important de tout, savoir quand la réponse est négative.”

La génération Y a la particularité d’utiliser les réseaux sociaux comme mode de communication rapide. Et comme tout doit toujours aller vite, elle les utilise aussi pour les communications privées durant les heures de travail. “Personne n’aime l’inefficacité”, ajoute Marieke Van Lanschoot. “Il nous arrive donc d’envoyer des messages privés au travail, mais aussi de faire une partie de notre travail durant notre temps libre.”

Pour les millennials, la distinction stricte entre travail et temps libre tend à disparaître. “Nous évoluons vers une hustle economy”, précise Nils Roelandt, “dans laquelle les individus combinent plusieurs métiers.” L’automatisation remplace les tâches répétitives, souvent purement administratives, ce qui permet de se concentrer davantage sur les relations humaines. “L’intelligence sociale et émotionnelle n’est pas facilement remplaçable”, selon Charlotte De Wilde. “Mais les emplois pour lesquels l’homme n’apporte pas de valeur ajoutée vont inéluctablement disparaître.”

Conclusion

La génération Y est-elle différente de la génération X ? Bien sûr, comme la génération X diffère des baby-boomers. Les millennials eux-mêmes ne considèrent pas que leur manière de penser, de travailler et de vivre est liée à leur génération, mais qu’elle caractérise plutôt les jeunes en général. Toutes les générations peuvent apprendre les unes des autres. Et ce n’est pas une question d’âge, mais de respect mutuel et de mentorat en duo.

Facts
  • 62 % des millennials pensent retrouver un emploi similaire ou mieux payé dans les trois mois s’ils perdent leur emploi actuel.
  • 50 % prévoient de travailler audelà de 65 ans. 27 % jusqu’à 70 ans environ et 12 % le reste de leur vie.
  • 62 % des millennials dans le monde cumulent deux ou plusieurs emplois
Top 5 des priorités dans le choix d’un emploi
  1. Argent 92 %
  2. Sécurité 87 %
  3. Vacances ou temps libre 86 %
  4. Collègues sympas 80 %
  5. Travail flexible 79 %

One

Le magazine IT de Proximus qui s’adresse aux CIO et professionnels IT actifs dans les PME. 

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