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Les millennials : la génération des gentils

par OneVision07/12/2017

Les millennials : la génération des gentils
Beaucoup de clichés circulent sur les millennials. Ils seraient impatients, mais aussi superficiels et peu ambitieux. One magazine a récemment interviewé Clo Willaerts en lui soumettant quelques affirmations de Simon Sinek.

Clo Willaerts est experte en marketing digital, blogueuse et directrice générale chez Dentsu Consulting. Internet est sa seconde maison. Avec plus de 30.000 abonnés sur Twitter, des milliers d’amis Facebook et un blog sur la technologie digitale, Clo et son alter ego @bnox sont bien connus dans l’univers numérique. “La technologie internet se réinvente tous les six mois, ce qui rend certaines personnes nerveuses. Moi, c’est justement ce qui me fascine.”

Pour Clo, le numérique et l’analogique sont intimement liés. Elle n’accorde pas plus d’importance que cela aux tendances et aux termes à la mode, et elle ose poser des questions épineuses (et y répondre) sur la sécurité, la confidentialité et l’identité en ligne.

Simon Sinek est un visionnaire. Il est notamment l’auteur du best-seller ‘Start With Why: How Great Leaders Inspire Everyone to Take Action’. Il partage son regard non conventionnel sur le monde des affaires et le leadership en donnant des conférences et en prenant la plume pour The New York Times, Forbes, Inc. Magazine… ou sur startwithwhy.com.

Clo Willaerts : “Différentes définitions des millennials, souvent basées sur l’année de naissance, coexistent. Les millennials sont donc nés entre 1984 et 2000. Il convient toutefois de noter que le comportement qu’on leur attribue n’est pas toujours lié à un âge en particulier. De manière générale, on peut décrire les millennials comme une génération (trop) gentille.

On attend d’une nouvelle génération qu’elle s’oppose à la précédente, ce qui n’est pas le cas de la génération Y. Ils ne se rebellent pas. Ils vivent longtemps chez leurs parents et prennent les choses comme elles viennent. Leur devise ? Suivre le mouvement. Ils attachent beaucoup d’importance à l’authenticité. Un emploi prestigieux et une grosse voiture de société ne les intéressent pas. Et ils sont fermement opposés au faux sous toutes ses formes.”

Simon Sinek : La génération Y manque d’amitiés profondes. Leurs contacts sont plutôt superficiels. Ils n’ont pas suffisamment appris à gérer les émotions, le stress ou l’amour. Ils se tournent plus vers leur smartphone que vers leurs amis. 
Clo
: “Si vous voulez vexer un millennial, dites-lui que les relations virtuelles ont moins de valeur que les autres… Ses principau x modes d’ échange via Facebook Messenger, WhatsApp, Snapchat et d’autres médias sociaux semblent superficiels pour les anciennes générations, mais pour la génération Y, ce sont des signaux sociaux très précieux. Ils entretiennent ainsi un lien avec toute une série de personnes.” 

Simon Sinek : La génération Y est impatiente, contrairement aux générations précédentes qui ont souvent dû faire preuve de persévérance pour construire une relation, obtenir une promotion… Les millennials ne semblent pas vouloir prendre le temps qu’il faut.
Clo :
“Il s’agit plus d’une nécessité de gratification immédiate, de satisfaction directe d’un besoin, que d’impatience. Quand ils commandent un produit en ligne, ils le veulent tout de suite, si possible le jour même.

Ils n’attendent pas le week-end pour faire leurs achats dans les magasins. Au fil du temps, tout ce monde virtuel acquiert quelque chose de magique. Un clic donne un résultat immédiat, mais d’un autre côté, ils ne sont absolument pas conscients de toute la machine logistique qui se cache derrière un achat en ligne.”

Simon Sinek : La génération Y n’a jamais dû travailler dur pour obtenir quelque chose. Et aujourd’hui, ce sont les entreprises qui s’adaptent à elle, plutôt que l'inverse.
Clo :
“L’organisation d’une entreprise repose encore très souvent sur les piliers classiques : comptabilité, marketing, IT… Cette organisation est un obstacle à la flexibilité recherchée par la génération Y. S’il est vrai que les millennials sont moins préoccupés par leur carrière que la génération précédente, quand ils ont besoin d’argent, ils ne ménagent pas leurs efforts. Si nécessaire, ils travailleront un temps comme baristas pour sortir des problèmes financiers.

Pour eux, le travail est comme une relation : un engagement fort, mais qui ne dure pas forcément toute la vie. Et quand la relation n’est plus au beau fixe, ce n’est pas un drame. On poursuit sa route. Les millennials peuvent se le permettre, car ils ont un filet de sécurité. Dans le pire des cas, ils peuvent toujours retourner quelque temps chez papa et maman.”

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