Travail hybride : focus sur 78.000 entreprises wallonnes

Publié le 15/11/2021 dans Inspiration

Travail hybride : focus sur 78.000 entreprises wallonnes

Votre entreprise évolue vers un mode de travail hybride ? Découvrez l’analyse de la situation et les constats d’Olivier de Wasseige, Administrateur délégué et Directeur général de l'Union Wallonne des Entreprises (UWE).

Accélération de la transition digitale

Lorsqu'on souhaite prendre la température auprès des 78.000 entreprises wallonnes, on sonde Olivier de Wasseige. Selon ses observations, la crise sanitaire a bel et bien accéléré la digitalisation et le travail hybride de façon durable. Même si le défi de l'adaptation reste grand, surtout pour les petites entreprises.

“Il existe trois domaines dont la crise sanitaire a accéléré la digitalisation : le télétravail avec les réunions à distance, la digitalisation de certains processus et le commerce électronique”, observe-t-il.

Réduire la distorsion entre travailleurs et télétravailleurs

“Si l'on a découvert que l’on pouvait tenir des réunions à distance, c’est le télétravail qui est l'axe principal de ce changement majeur dans nos façons de travailler”, estime le patron de l’UWE sans nier qu’il existe une partie des fonctions qui obligent à être sur place.

“Pour certaines entreprises, de services notamment, c'est plus facile. Mais le défi est important car il va falloir traiter le sujet dans la durée : modifier les règlements de travail, établir des avenants aux contrats, réduire la distorsion entre les travailleurs qui peuvent travailler de chez eux et ceux qui doivent encore et toujours se déplacer...”

Il existe trois domaines dont la crise sanitaire a accéléré la digitalisation : le télétravail, la digitalisation de certains processus et l’e-commerce.

Olivier de Wasseige, Administrateur délégué et Directeur général de l’UWE

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Moins de déplacements, plus de vie personnelle

Une étude menée par l'UWE avec SD WorxNouvelle fenêtre montre que le travail hybride est perçu de manière très positive par les collaborateurs. Globalement, le télétravail à un rythme de deux ou trois jours par semaine contribuerait au bien-être des collaborateurs. lls bénéficieraient du temps évité dans les déplacements pour le consacrer à leur vie personnelle ou familiale.

Sans oublier l'effet positif sur la planète. “C’est une façon de réduire les embouteillages, de jouer un rôle positif sur la mobilité. Les responsables d'entreprises se rendent compte que c'est aussi une façon de s'inscrire dans la transition environnementale.”

Trouver un bon équilibre pour éviter l’isolement

Quelques points d'attention ont cependant été relevés. “Le télétravail peut générer une forme d'isolement. Il faut trouver le bon équilibre”, insiste Olivier de Wasseige qui met aussi en avant le défi de l’équipement, en particulier pour les petites structures.

“Qui dit travail à distance dit logiciels de visioconférence à mettre en place. Pendant les confinements, on a bricolé, mais il faut des outils performants et sécurisés pour pouvoir travailler sur l’efficacité d’accès et le partage d'informations, la sauvegarde de documents, le stockage sur serveur... Un facteur supplémentaire pour le choix de ces outils est le recours à la consultance pour avoir une approche globale sur tous les aspects IT et RH de la collaboration à distance”, énumère-t-il.

Si l'on a découvert les réunions à distance, c’est le télétravail qui en est l'axe principal.

Olivier de Wasseige, Administrateur délégué et Directeur général de l’UWE

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Se faire accompagner

Si les plus grandes entreprises ont des ressources en interne ou savent vers qui se tourner afin d'ancrer ces changements dans leurs processus, il s'agit d'un défi de taille pour les 98 % d'entreprises comptant moins de 10 personnes. “Mais tout ce qui a été fait à propos de la transformation digitale, pendant la crise sanitaire, n’est pas perdu. De plus, il y a une mutation du mode de fonctionnement en cours.”

Olivier de Wasseige met en avant le rôle des syndicats, des fédérations d’employeurs et des politiciens, mais surtout celui des entreprises de télécommunications en Belgique comme partenaires dans cette transition vers le travail hybride. “Ils doivent voir leur rôle non seulement comme un pourvoyeur de matériel de pointe et de bande passante suffisamment performante, mais surtout comme un fournisseur de solutions et de conseils.”

“C’est l’attente de nos entreprises, surtout les plus petites, moins armées et informées, qui souhaitent se faire accompagner et guider vers des outils et des technologies adaptés à leur nouveau fonctionnement”, conclut-il.

Isabel De Clercq explique dans son manifeste que le travail hybride consiste à créer un cadre axé sur l’humain, le client et les résultats.

Comment adopter ce modèle ?

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