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Nouvelles opportunités pour l’e-commerce belge

Publié le 20/12/2016 dans Inspiration

Nouvelles opportunités pour l’e-commerce belge

Longtemps à la traîne, l’e-commerce belge semble aujourd’hui en plein essor. Est-ce vraiment le cas ? Quels sont les défis à venir ? Nous avons donné la parole à trois experts.

Selon le BeCommerce Market Monitor, une enquête menée par Gfk pour l’association belge des entreprises actives dans la vente par internet, près de trois quarts des Belges effectuent des achats en ligne. Au premier semestre 2016, les Belges ont dépensé 4,5 milliards d’euros en ligne et ont effectué 19,9 millions d’achats, soit une augmentation de 3 %. Les achats en ligne représentent 16 % de toutes les dépenses. Pas moins de 63 % de toutes les dépenses de services s’effectuent en ligne. L’e-shopping semble donc avoir le vent en poupe en Belgique. 

Nathalie Sintobin, CEO de Frucon²

“L’enjeu sera d’innover et de créer de la valeur ajoutée dans les prochaines années.”

Il n’y a pas si longtemps, l’e-commerce en était encore à ses balbutiements en Belgique, explique Nathalie Sintobin, CEO de Frucon² et entrepreneure de l’année 2016. Depuis les débuts d’internet, Frucon² lance et soutient l’e-commerce de grands acteurs internationaux comme Samsonite et Godiva. “La Belgique n’est prête pour l’e-commerce que depuis 2013. Le Belge est plutôt conservateur, il n’avait absolument pas envie d’acheter ni vendre en ligne. Aux Pays-Bas, ils se sont simplement dit : d’accord, prenons le marché tel qu’il est, tant qu’ils achètent. Ils ont pris une avance de cinq ans. Le Royaume-Uni et les États-Unis ont encore plus d’avance. 

Avons-nous rattrapé notre retard ? Je pense que nous n’y parviendrons jamais. Prenons par exemple l’argument souvent avancé de notre talent unique pour les langues. Aux Pays-Bas et en Allemagne, les collaborateurs suivent des cours de français à un rythme soutenu, les entreprises louent même les services de collaborateurs français. De plus, nous perdons progressivement notre avantage logistique de petit pays au centre de l’Europe. Mais en temps de pénurie, il faut se montrer créatif. Et la Belgique est passée maître en matière de créativité. Le défi des prochaines années sera donc d’innover sur le plan numérique, de créer de la valeur ajoutée et d’offrir un service au top auquel le consommateur ne pourra pas résister.”

Peter Grypdonck, CEO de Vente-Exclusive

“Nous ciblons de mieux en mieux le bon consommateur au bon moment.”

Dans les années 2000, alors que les entreprises belges gardaient encore leurs distances avec internet, Peter Grypdonck gagnait déjà ses galons chez eBay. Il est aujourd’hui le CEO de Vente-Exclusive, l’un des principaux acteurs du monde de la mode en ligne en Belgique. Il y aura selon lui de belles opportunités à saisir dans un futur proche. “Le buzz autour du mobile s’est un peu calmé, mais il reste important malgré tout. Aujourd’hui, près de 50 % du trafic passe par les appareils mobiles. Nous n’atteindrons pas les 100 % dans l’immédiat, mais l’augmentation va se poursuivre, c’est certain. Il ne faut pas sous-estimer ce phénomène, car l’attitude des consommateurs face à votre marque est très différente sur mobile et sur un ordinateur fixe.”

“Nous devons encore améliorer la personnalisation de l’expérience utilisateur. Grâce à des stratégies de marketing numérique, au CRM et à l’analyse du comportement de navigation, les grands acteurs ciblent de mieux en mieux le bon consommateur au bon moment, en lui proposant l’offre adéquate. Mais il ne faut pas non plus aller trop loin. La vente en ligne reste une simple forme de commerce. Et comme dans le commerce traditionnel, l’essentiel est de se différencier.”

Jo Vandebergh, CEO Bringme

“Les coûts logistiques restent le gros problème de l’e-commerce.”

La start-up belge Bringme est une nouvelle plateforme de services qui veut changer les habitudes du consommateur en matière de réception et d’expédition de colis. Selon le CEO, Jo Vandebergh, le secteur de l’e-commerce est confronté à un défi essentiellement logistique : “Le gros problème de l’e-commerce, ce sont les coûts logistiques. Saviez-vous que 50 % des coûts logistiques se concentrent dans le dernier kilomètre ? Les fournisseurs cherchent donc une solution pour optimiser la fin du parcours. Nous veillons d’une part à ce que le livreur ne doive pas se déplacer deux ou trois fois parce qu’il a trouvé porte close et, d’autre part, à regrouper les livraisons en un seul endroit.”

“Actuellement, la livraison de produits alimentaires a le vent en poupe dans le secteur de l’e-commerce. Des plats préparés, mais aussi des ingrédients pour préparer ses repas soi-même. La part de marché de la livraison des courses à domicile reste cependant minoritaire, avec à peine 0,9 % du marché total des courses. Mais ces nouvelles initiatives pourraient ouvrir le marché. Les commerçants actifs dans le secteur alimentaire ont tout intérêt à saisir cette opportunité dès maintenant.”

Plus d’infos ?

Pour plus d’informations, contactez BeCommerce (www.becommerce.be).

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