Prenez le contrôle de vos données avec la bonne stratégie cloud
Publié le 04/07/2025 dans Paroles d'experts
Les avantages du cloud sont une évidence. Mais ‘le’ cloud, ça n’existe pas et, plus que jamais, les entreprises optent pour une combinaison de clouds. Explications de Christophe Crous et Joris Duysens, experts chez Proximus NXT.
“Les avantages du cloud public sont incontestables; pour de nombreuses entreprises, celui-ci reste un environnement adéquat. Beaucoup d’entreprises continuent d’ailleurs à migrer leurs applications vers Azure, AWS ou Google”, affirme Christophe Crous, VP Corporate Sales and Marketing Lead chez Proximus NXT. “Nous voyons cependant aussi de plus en plus d’entreprises qui, alors qu’elles avaient totalement opté pour le cloud public dans une approche ‘cloud-first’, font aujourd’hui partiellement machine arrière, au profit d’une combinaison sur mesure associant infrastructure sur site et cloud privé avec le cloud public et, parfois, une part de cloud public souverain.”
Pourquoi les entreprises quittent-elles partiellement le cloud public ?
“Il y a plusieurs raisons à cela”, explique Christophe. “Pour commencer : le besoin d’une plus grande transparence quant aux contrats passés avec les fournisseurs de cloud public. Les entreprises ne comprennent pas toujours clairement ce pour quoi elles signent. En outre, la stratégie ‘tout dans le cloud’ ne s’avère finalement pas si bon marché qu’on le pensait initialement.
Les entreprises sont par ailleurs de plus en plus conscientes du fait que le cloud n’est pas sécurisé par défaut. Sa sécurité nécessite des investissements et une expertise supplémentaires. Ajoutons à cela l’importance croissante de la souveraineté des données : où se trouvent nos données ? Sont-elles en sécurité ? En avons-nous le contrôle total ? Ces informations comptent eu égard au climat géopolitique actuel.”
Si le cloud public n’est plus seul, que lui adjoint-on ?
“Comme nous l’avons dit, le cloud public n’est pas la seule option”, réitère Joris Duysens, Cloud Practice Lead chez Proximus NXT. “On peut également opter pour un cloud sur site ou privé ; dans ce cas, l’entreprise fait fonctionner ses applications sur sa propre infrastructure IT. Il y a aussi l’option d’un cloud privé dans le centre de données d’un partenaire, comme Proximus NXT, avec ou sans matériel partagé.”
L’atout majeur du cloud public est que l’on peut facilement y étendre ou réduire ses capacités, en fonction des besoins du moment. Son vaste éventail de fonctionnalités en fait de surcroît un environnement populaire auprès des analystes et développeurs. “Mais si vous travaillez avec des données sensibles, un cloud sur site ou privé offrira plus de garanties”, poursuit Joris. “La vitesse entre saisie et traitement des données s’avère capitale pour vos activités ? Dans ce cas, mieux vaudra peut-être opter pour une solution sur site.”
Les entreprises optent de plus en plus souvent pour une combinaison de clouds : public, privé, sur site et, éventuellement, cloud public souverain.
Christophe Crous, VP Corporate Sales and Marketing Lead chez Proximus NXT
La meilleure solution cloud dépendra donc des besoins en matière de flexibilité, confidentialité des données et latence. Christophe : “Beaucoup d’entreprises choisiront donc une combinaison de différentes solutions cloud avec même, potentiellement, une combinaison de différents clouds publics. Aujourd’hui, il ne s’agit donc plus tant de migrer vers le cloud que de naviguer dans le cloud.”
Quand est-il opportun de choisir le cloud souverain ?
Les grands acteurs du cloud sont des entreprises américaines auprès desquelles les autorités américaines peuvent exiger d’accéder aux données des clients. Le cloud souverain vous offre plus de certitude quant au fait que vos données et applications se trouvent sur des serveurs dans l’Union Européenne, sans qu’aucun tiers, comme les autorités américaines, ne puisse y accéder.
Ceci peut être d’une importance majeure pour certaines organisations : les institutions publiques notamment, comme les services de sécurité et la défense, mais aussi, par exemple, les établissements financiers. Le risque est en effet bien réel. Les exemples d’entreprises européennes ayant perdu leurs licences – et fait faillite – suite à une intervention des autorités américaines ne manquent pas.
Quelles sont les possibilités en Europe en matière de cloud souverain ?
La question serait d’ailleurs plutôt : existe-t-il une bonne alternative européenne aux célèbres clouds publics américains? “Pas tout à fait encore”, répond Christophe, “du moins pas si vous souhaitez exploiter pleinement les fonctionnalités des clouds publics américains. Mais il existe bien certaines options basées sur l’offre américaine, et qui offrent de la souveraineté.”
Tout dépend donc du type de souveraineté dont votre entreprise a besoin. Proximus NXT propose ainsi une solution basée sur Microsoft Azure ; les données y restent cryptées en permanence, et Microsoft n’en possède pas la clé, de sorte qu’elle – ainsi, donc, que le gouvernement américain – n’aura, par définition, jamais accès aux données.
Google Disconnected Cloud va encore plus loin. Avec cette solution, toutes les données et applications se trouvent dans un centre de données géré par Proximus NXT au Luxembourg. Christophe : “L’infrastructure y tourne sur le logiciel d’exploitation de Google, mais est totalement isolée de Google et gérée par nos soins pour tout le reste. Google n’a pas accès aux données, ni au centre de données. Mieux encore, Google n’a même pas accès au logiciel d’exploitation.”
Les entreprises se demanderont de plus en plus comment devenir moins dépendantes d’une seule technologie, d’un seul fournisseur.
Joris Duysens, Cloud practice Lead chez Proximus NXT
Le cloud public souverain est-il donc voué à supplanter tous les autres ?
Tout migrer vers le cloud souverain est-ce la meilleure option ? Pas forcément, car le cloud souverain a un prix. Il convient donc de bien évaluer les risques que vous êtes disposé(e) à prendre, et pour quelle charge de travail. Une solution possible consiste à déplacer les charges les plus critiques vers le cloud souverain, avec le bon degré de souveraineté.
“Je pense que les entreprises se demanderont toujours plus, comment devenir moins dépendantes d’une seule technologie, d’un seul fournisseur , mais aussi comment avoir davantage de contrôle sur la sécurité de leurs propres données. C’est pourquoi nous continuons à investir dans le cloud souverain”, ajoute Joris.
Comment choisir la bonne combinaison de clouds et comment gérer celle-ci sans trop de difficulté ?
“Cela n’a rien d’évident”, souligne Christophe. “Il s’agit tout d’abord de bien identifier vos charges de travail et d’examiner les exigences auxquelles devra répondre la solution cloud y afférente. C’est ainsi que vous obtiendrez la meilleure combinaison de clouds pour vos besoins.” Un spécialiste du cloud pourra vous aider à faire les bons choix, au bon prix, en fonction d’attentes réalistes quant aux possibilités, puis à les implémenter correctement.
Mais ce n’est pas tout. La gestion d’un environnement combinant différents types de cloud peut être complexe, et un partenaire comme Proximus NXT peut être bien utile à cet égard, ou fournir une Cloud Management Platform qui simplifiera la gestion de l’environnement. “La combinaison de clouds choisie dépend typiquement du type d’entreprise. Les entreprises qui utilisent essentiellement des logiciels de bureau auront davantage tendance à miser sur le cloud public, tandis que les entreprises manufacturières, qui ont développé des logiciels sur mesure pour piloter des processus complexes, utiliseront plutôt le cloud sur site”, poursuit Joris.
“L’approche peut être très différente d’un secteur à l’autre, surtout lorsque différentes réglementations sont en vigueur. Dans le secteur financier, par exemple, les directives de DORA (Digital Operational Resilience Act) jouent aujourd’hui un rôle majeur.”
Comment garantir la sécurité de l’environnement multicloud
Comment assurer une protection homogène en utilisant un ou plusieurs clouds publics, un environnement sur site et un cloud privé chez un fournisseur externe ? “L’utilisateur doit pouvoir accéder partout aux données et applications, rapidement, efficacement et en toute sécurité, quel que soit le cloud”, résume Joris. “Il vous faut donc non seulement garantir la sécurité, mais aussi vérifier que vos applications restent suffisamment performantes une fois sur le cloud.”
Proximus NXT vous fournit également les bases d’un environnement cloud sûr et performant. “Nous faisons appel à des partenaires pour d’autres aspects”, précise Joris. “Il s’agit d’entreprises de notre propre groupe, comme Codit pour la modernisation des applications, Proximus Ada pour les données et l’IA, ou encore Davinsi Labs pour la cybersécurité. Il peut également s’agir d’acteurs internationaux, comme Thales et Intel, ou d’intégrateurs. Nous soutenons ainsi les entreprises dans tout ce qui concerne leur cloud.”
Christophe Crous est VP Corporate Sales and Marketing Lead chez Proximus NXT. Il a obtenu un diplôme d’ingénieur industriel en électronique à la Katholieke Hogeschool Brugge-Oostende. Christophe a débuté sa carrière chez Proximus NXT il y a près de trente ans au poste de Customer Service Engineer.
Joris Duysens est Cloud Practice Lead chez Proximus NXT. Il est donc en charge du département de Proximus NXT qui propose des solutions cloud innovantes et complètes pour soutenir nos clients dans leur transformation digitale. Joris a obtenu un diplôme d’ingénieur en télécoms à l’université de Gand.

