Entre on-prem et cloud : la réalité est hybride

Publié le 22/11/2021 dans Inspiration

Entre on-prem et cloud : la réalité est hybride

Ferons-nous bientôt tout dans le cloud ? Non, nous n’en arriverons pas là. Les entreprises font de plus en plus un choix réfléchi, soit en faveur d’un propre centre de données on-premise, soit en faveur du cloud. La solution idéale est hybride.

En résumé, le terme ‘cloud’ signifie que les informations, les applications et l’infrastructure ne se trouvent plus dans votre propre centre de données, mais chez un prestataire de services. “La messagerie électronique en est un bon exemple”, indique Christophe Crous, Head of Cloud & Security chez Proximus. “Avant, les entreprises géraient un serveur de messagerie dans leur propre centre de données. Aujourd’hui, elles privilégient souvent une solution dans le cloud, comme Microsoft 365.”

Cette application de messagerie est un exemple de SaaS (Software as a Service), toute la solution fonctionne ici dans le cloud. Mais une entreprise peut aussi choisir un autre niveau de service. Dans l’IaaS (Infrastructure as a Service), seule la couche liée à l’infrastructure se trouve dans le cloud et l’entreprise gère les applications sur cette infrastructure. Enfin, PaaS est l’abréviation de Platform as a Service. La plateforme sur laquelle une entreprise développe et gère des applications se trouve ici dans le cloud.

Rapidement opérationnel

“La flexibilité et la rapidité restent les principaux atouts du cloud”, affirme Christophe Crous. Pour vous expliquer pourquoi, prenons un exemple simple. “Imaginez que vous souhaitiez ajouter un nouveau serveur à votre propre centre de données. Vous devez alors attendre quelques semaines avant de recevoir l’appareil commandé. Ensuite, vous devez encore l’installer et le configurer.” Bref, le processus peut prendre des semaines, voire des mois. “Dans le cloud, vous disposez d’un nouveau serveur virtuel totalement opérationnel en quelques minutes seulement.”

Et ce n’est pas tout. Si, plus tard, l’entreprise n’a plus besoin de ce serveur physique, elle peut difficilement le renvoyer à son partenaire IT. “Le cloud, lui, offre cette flexibilité”, précise Christophe Crous. “Vous pouvez simplement désactiver les capacités dont vous n’avez plus besoin. C’est aussi typique du cloud : vous ne payez que ce que vous utilisez.” La facilité d’utilisation est un autre atout de taille. “Qui développe encore lui-même des solutions de messagerie, CRM ou gestion de service alors qu’il est possible d’accéder directement à des applications telles que M365, Salesforce et ServiceNow dans le cloud ?”

Analyse approfondie

Le cloud est-il la réponse à toutes les questions ? “Non, on ne peut pas voir les choses ainsi”, déclare Christophe Crous. “Il n’y a pas de solution universelle dans le cloud.” Cela n’est pas seulement lié à la différence entre IaaS, PaaS et SaaS, mais aussi aux divers types de cloud.

Il n’y a pas de solution universelle dans le cloud. Les entreprises font un choix réfléchi : chaque question obtient ainsi une réponse adaptée.

Christophe Crous, Head of Cloud & Security chez Proximus

“Le choix du cloud doit être précédé d’une analyse approfondie”, conseille Christophe Crous. “Mettre toutes ses données dans le cloud public ? C’est loin d’être toujours permis. Déplacer toutes ses applications existantes dans le cloud ? Quand c’est possible, ce qui n’est pas toujours le cas, cela peut coûter beaucoup de temps et d’argent.” C’est pourquoi, dans la pratique, les entreprises privilégient souvent une solution hybride, qui combine un propre centre de données et le cloud. “Pensez à une voiture hybride”, explique Christophe Crous. “En ville, elle roule à l’électricité, mais sur l’autoroute, le moteur thermique prend le relais.”

Ayez une vision à long-terme

Il n’en va pas autrement dans le cloud : en fonction de vos besoins, votre choix se portera sur un propre centre de données ou sur le cloud privé ou public. “Et comme les entreprises ne se limitent pas forcément à un seul fournisseur, on en arrive au multicloud : la combinaison d’une infrastructure on-prem et de solutions de différents acteurs du cloud.” Cette approche évite qu’une entreprise ne dépende trop d’un seul fournisseur : le redouté vendor lock-in.

Si vous envisagez le cloud, il vaut mieux adopter une vision à suffisamment long terme. “La stratégie de sortie influence aussi votre choix”, déclare Christophe Crous. “Examinez quels accords vous pouvez conclure en matière de gouvernance, quels SLA sont d’application, où vos données seront stockées physiquement, etc.” Vous éviterez ainsi de faire votre choix à l’aveuglette. “Nous constatons que l’enthousiasme pour le cloud-first diminue. Le cloud public n’est plus la première option. Les entreprises ont un avis plus nuancé. Elles font un choix réfléchi.”

N’oubliez pas la sécurité

Les préoccupations en matière de sécurité jouent un rôle également. Ceux qui se procurent un service dans le cloud public doivent encore prendre les mesures de sécurité nécessaires. “Les hyperscalers offrent de bonnes solutions en la matière”, indique Christophe Crous, “encore faut-il les appliquer. Même dans le cloud public, vous devez fournir les mêmes efforts en matière de sécurité que dans votre propre centre de données. N’oubliez donc pas, par exemple, d’effectuer des sauvegardes.”

Christophe Crous est Head of Cloud & Security chez Proximus.

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