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Journée Internationale de la Femme : Nathalie Sintobin

par JohanSoyez inspiré08/03/2017

Journée Internationale de la Femme : Nathalie Sintobin
L'entrepreneure Nathalie Sintobin s'impose dans l'e-commerce.

Nathalie Sintobin est issue d'une véritable famille d'entrepreneurs. Il ne faisait donc aucun doute qu'elle créerait un jour sa propre entreprise. Et avec succès. En 2015, Unizo (Union des entrepreneurs indépendants de Flandre et Bruxelles) et Markant l'ont sacrée ‘Entrepreneure de l'année’. Elle dit n'avoir jamais vraiment souffert du plafond de verre, mais cela ne veut évidemment pas dire qu'il n'y a aucune différence entre les managers masculins et féminins.

L'entreprise de Nathalie Sintobin, baptisée Frucon2, est située à Ardooie. Elle est active dans la livraison des cadeaux en ligne de ‘gift.be’ mais assure également la gestion complète des boutiques en ligne de marques comme Samsonite, KitchenAid, ou encore Godiva. 

“Je suis issue d'une troisième génération de vendeurs de fruits et légumes”, raconte Nathalie. “Il était logique que je devienne moi-même indépendante, je n'ai jamais rien connu d'autre dans ma vie (rire). Mon père travaillait sur les marchés et ce fut un apprentissage fantastique. Positionner ses produits, gérer la concurrence, déterminer son groupe cible... C'est la base de tout.” 

Nathalie découvre le marché des cadeaux professionnels et d'affaires lors d'une brève expérience dans l'événementiel. “C'est comme ça que je me suis lancée dans la vente sur catalogue de corbeilles de fruits et de paniers-cadeaux”, explique-t-elle. “Avec toute mon audace de jeune femme, oui (rire). Après quelque temps, j'ai décidé d'ouvrir aussi une boutique. Elle était ouverte jusqu'à 18h et le soir, j'allais distribuer les commandes, parfois même jusqu'au Luxembourg. 

J'ai vite compris que ce n'était pas le bon modèle commercial : c'était difficile sur le plan logistique, il n'y avait pas d'économies d'échelle, tout devait être préfinancé... Les perspectives de croissance à court terme étaient faibles, même si la créativité était évidemment là.”

De Coca-Cola New York vers l'Europe 

Au début des années 2000, Nathalie découvre grâce à son frère et à sa belle-sœur américaine qu'internet est en train de chambouler le paysage du commerce de détail. “Il nous est vite apparu évident qu'il fallait surfer sur la vague numérique. Le phénomène n'existait pas ici en Europe, donc je suis allée dans des salons aux États-Unis, notamment à New York et à Las Vegas.

J'étais souvent la seule Européenne. Et c'est ainsi que nous avons pu commencer à expédier tous les cadeaux de la filiale Coca-Cola New York vers Coca-Cola Europe. Et avec un client pareil, les choses s’enchaînent vite, évidemment (rire).”

Les premières années n'ont pas été faciles, se souvient Nathalie. Toutes les technologies de gestion administrative et de gestion des stocks ont dû être créées car elles n'existaient pas encore. Cette orientation à l'international explique pourquoi, aujourd'hui encore, 7 % seulement du chiffre d'affaires est réalisé en Belgique. 

Liberté et responsabilité

Nathalie nous explique que son style de management repose sur une structure horizontale. “Je suis plutôt une adepte du management par l'exemple. Il s'agit en fait de coacher constamment les autres et de leur transmettre un certain état d'esprit, avec un mélange équilibré de liberté et de responsabilité. Cela attire d'ailleurs une certaine catégorie de personnes. Notre activité évolue constamment, il y a donc peu de chances pour que nous travaillions exactement de la même manière pendant plusieurs années.” 

S'il ne fait aucun doute qu'il est difficile, en tant que femme, de diriger une PME aussi imposante, Nathalie n'a pourtant jamais eu à se plaindre d'un plafond de verre. “Non, je n'y ai jamais été confrontée. J'ai aussi plusieurs amies qui dirigent une entreprise, et je ne pense pas qu'elles en aient souffert non plus. Il existe bien évidemment des différences entre les hommes et les femmes dans leur manière de diriger. 

Je pense que les femmes sont plus à même de faire preuve d'empathie envers leur personnel et qu'elles optent pour une approche soft. Cela ne veut pas dire qu'il faut devenir ami avec ses collaborateurs, au contraire, mais cette empathie est bien présente, y compris chez moi. Et je trouve que c'est une bonne chose car ce que l'on obtient en retour, c'est un personnel très impliqué.”

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