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La parole à l’expert : Luc Derie

Dossierpar One magazine15/09/2016

Grâce au métro connecté, la STIB entend améliorer son service et réduire les temps d’attente aux heures de pointe. Une nouvelle technologie de sécurité lui permettra de concrétiser cette ambition.

Bruxelles a inauguré sa première ligne de métro en 1976. Aujourd’hui, la gestion du réseau repose toujours en partie sur la technologie de l’époque. Cette manière de procéder limite donc les capacités du réseau, alors que les besoins ne cessent d’augmenter. Durant les heures de pointe, le réseau est en grande partie saturé. Résultat : le voyageur ne peut pas monter dans le premier wagon qui passe et doit attendre le métro suivant. Il faut donc booster la capacité du métro en tenant compte de la configuration du réseau actuel.

Chaque ligne est divisée en zones fixes ou ‘fixed blocks’, de manière à maintenir une distance de sécurité suffisante entre les trains. Si un train se trouve dans une zone, ceux qui suivent sont automatiquement stoppés. Pour augmenter la capacité du réseau, il faudrait en principe réduire la distance entre les trains, et donc la longueur de ces fameux ‘fixed blocks’. Mais pour garantir la sécurité, les métros devraient aussi rouler plus lentement. Nous perdrions alors un avantage majeur du métro : la rapidité des connexions.

Calculs dynamiques

L’utilisation d’une nouvelle technologie de sécurité reposant sur le principe du train connecté résoudra heureusement ce problème. Baptisée Communication Based Train Control (CBTC) – en français, gestion des trains basée sur la communication –, celle-ci détermine non seulement la distance de sécurité entre deux trains, mais aussi la vitesse à laquelle le deuxième doit rouler en fonction de l’endroit et de la vitesse du premier. Les ‘fixed blocks’ font ainsi place à des ‘moving blocks’. Le point qu’un train ne peut pas dépasser est calculé de manière dynamique par rapport au métro qui le précède. Il se déplace et évolue donc en fonction de la vitesse du train et de la topologie du réseau.

Wi-fi et temps réel

Le nouveau système assure en permanence une communication bilatérale entre les trains et l’infrastructure. L’échange constant de données sur la position et la vitesse du train permet, grâce au wi-fi, de savoir à tout moment quelle est la vitesse optimale à maintenir. Les trains peuvent ainsi se suivre de plus près en toute sécurité et augmenter la capacité du réseau. Dans un premier temps, nous passerons à Bruxelles à un système qui transmet automatiquement les instructions concernant la vitesse à maintenir au système de traction et de freinage du train.

Celui-ci accélérera et ralentira donc de manière totalement autonome et automatisée. Le conducteur continuera d’assurer l’interaction avec les passagers, d’ouvrir et de fermer les portes et de donner le signal de départ. Le système reprendra ensuite les commandes jusqu’à l’arrêt suivant. Sous sa forme la plus avancée, cette technologie permet d’exploiter le métro en toute sécurité, sans intervention humaine. Celui-ci est alors complètement automatique. Nous en prévoyons un sur l’extension du réseau actuel, notamment sur la nouvelle ligne Albert-Bordet.

Luc Derie est Program Director Modernisation Métro à la STIB. Avec ce programme, la société de transports en commun entend renforcer la capacité du métro bruxellois via l’introduction d’un nouveau système de sécurité et de trains à pilotage automatique. Avant de rejoindre la STIB en 2013, Luc Derie a travaillé pendant plus de 20 ans pour le constructeur de trains Bombardier.

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Le magazine IT de Proximus qui s’adresse aux CIO et professionnels IT actifs dans les PME. 

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