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Du graffiti électronique à la grande entreprise

Technologiepar One magazine04/09/2015

Du graffiti électronique à la grande entreprise

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Ce qui n’était qu’un jeu plutôt innocent dans les années 80 et 90 est aujourd’hui devenu un phénomène d’une ampleur internationale. Pendant l’évènement Cyber Security Convention 2014, Graham Cluley a retracé l’évolution de la cybercriminalité. “Personne n’est vraiment à l’abri”, insiste-t-il. “Vous ne pouvez vous fier qu’à vous-même.”

Actif depuis vingt ans dans la sécurité IT, Graham Cluley a vécu en direct l’essor de la cybercriminalité. “Autrefois, les fournisseurs de logiciels envoyaient leurs mises à jour par la poste”, se souvient-il. “Tous les trois mois, le client recevait une disquette. Désormais, les mises à jour sont constantes, car 300 000 nouveaux virus apparaissent chaque jour !” Et la nature des virus a changé. À l’époque, les virus n’étaient rien d’autre qu’une forme de graffiti électronique : parfois humoristiques, le plus souvent simplement ennuyants. “Ils étaient surtout synonymes d’embarras et de travail inutile, un peu comme les graffitis classiques.” Par la suite, les virus par e-mail et la motivation financière sont apparus, et avec eux, un flot incessant de spams et autres obscurs virus en ware : malware, ransomware, scareware, etc.

Des hackers au bureau
“Au moins, avant, on pouvait encore agir contre les malwares”, continue Graham Cluley. “Aujourd’hui, le plus souvent, on ne sait même pas qu’on est infecté.” Aussi sophistiquée la sécurité IT soit-elle, le facteur humain demeure le risque le plus important. “Le phénomène est connu sous le nom d’ingénierie sociale : le pirate envoie un e-mail dans lequel il se fait par exemple passer pour une personne de l’entreprise et réussit ainsi à obtenir des mots de passe.” Certains n’hésitent pas à entrer dans les bureaux. “Ils prétendent être du département IT et venir vérifier les ordinateurs. Les collaborateurs trouvent parfois leur manège étrange, mais craignent de les déranger avec leurs questions. Personne n’aime passer pour quelqu’un d’antipathique. Et pendant ce temps, le pirate a peut-être installé un malware sur le PC à l’aide d’une clé USB.”

Le piratage et les malwares ont désormais fait leur apparition dans l’espionnage et les conflits armés. Le scandale de la NSA a notamment mis en lumière le fait que la plupart des pays se livraient au cyber-espionnage. “Même les Grecs ont utilisé un cheval de Troie”, plaisante Cluley. “L’espionnage via internet est simple et peu coûteux. Non seulement pour épier l’ennemi, mais aussi pour garder vos collaborateurs à l’œil.” La PME belge moyenne est-elle vraiment concernée ? Absolument, pense Graham Cluley. “Les pirates se servent des petites entreprises comme d’un tremplin pour pouvoir entrer ailleurs. Conclusion : vous n’êtes jamais totalement à l’abri nulle part, mais vous pouvez essayer de maîtriser le risque.”

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Le magazine IT de Proximus qui s’adresse aux CIO et professionnels IT actifs dans les PME. 

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