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Le développement de la 5G

Dossierpar One magazine16/09/2016

L’avenir se joue au niveau de l’Internet of Things (IoT), et la voiture connectée en est un parfait exemple. “Les constructeurs automobiles doivent s’ouvrir à de nouveaux partenaires et modèles commerciaux réservant un rôle clé aux opérateurs. Ils ne peuvent pas manquer cette opportunité”, affirme Matteo Gatta.

L’industrie automobile est le plus grand secteur industriel d’Europe. De nombreuses marques de voitures européennes dominent le marché mondial. Ces dernières années, des entreprises américaines comme Google et Facebook sont devenues des leaders en matière de plateformes numériques. La grande opportunité de l’avenir se joue au niveau de l’Internet of Things (IoT), avec la voiture connectée comme fer de lance”, explique Matteo Gatta, Director Technology Strategy & Innovation chez Proximus.

“L’Europe a toutes les cartes en main pour prendre le leadership numérique dans cette évolution, moyennant bien sûr que certaines conditions soient remplies. Les constructeurs automobiles doivent se défaire de leur vision d’avenir étriquée, basée sur l’intégration verticale et les systèmes propres. Ils doivent au contraire ouvrir leurs véhicules à des partenaires et des nouveaux modèles commerciaux. Les opérateurs ont eux aussi un rôle clé à jouer. Une voiture reste dans le même pays, voire dans la même région, plus de 90 % du temps. La connexion au réseau local et aux applications locales est donc très importante pour la voiture connectée.”

Le rôle de l’opérateur

“Un opérateur comme Proximus doit participer à l’élaboration de la feuille de route vers le leadership européen dans le domaine de l’IdO et de la voiture connectée. Je pense surtout au développement du réseau 5G : nous densifions ce réseau en créant plus de points d’accès reliés par fibre optique, ce qui permet de réduire au maximum le dernier maillon de la chaîne, à savoir la connexion sans fil avec la voiture”, indique Matteo Gatta.

“La 5G offre une connexion sans latence, sans ralentissement. Les applications dans la voiture disposent donc toujours immédiatement de toutes les données nécessaires. Elles deviennent de véritables outils pour la prise de décisions. Nous sommes là dans le domaine de l’intelligence contextuelle. La voiture connectée interagit avec son environnement : les autres véhicules, les panneaux routiers, les feux de signalisation, etc. Mais pour cela, il faut en premier lieu une connexion sans faille. Bien sûr, l’échange de données doit aussi se faire de manière sécurisée. Encore une fois, la voiture connectée offre à l’industrie automobile une opportunité qu’elle ne peut absolument pas manquer.”

Collaborer avec d’autres services

“Il existe aujourd’hui déjà quelques exemples dans le secteur. Je pense notamment à la collaboration entre Proximus et Audi. Toutes les nouvelles Audi équipées d’Audi connect sont connectées à internet via le réseau de Proximus. Le conducteur a ainsi accès à divers services d’information et de divertissement en ligne. En même temps, le principe de la voiture connectée est d’ouvrir la voiture à d’autres services. La voiture devient alors le prolongement du smartphone en donnant accès au contenu de ce dernier (SMART parking, système de navigation en temps réel, etc.) sans nécessiter de câbles ou d’autres connexions complexes.”
Une nouvelle expérience

Selon Matteo Gatta, l’évolution de la voiture connectée est une interaction. “Ni les constructeurs automobiles ni les opérateurs n’ont une vision précise de ce que veut le client. Mais ensemble, ils en savent beaucoup. Un constat important est que la jeune génération accorde plus d’importance à l’expérience d’utilisation virtuelle d’une application qu’à l’appareil physique qui propose cette application. Toute la vie de l’utilisateur se retrouve dans l’appareil, mais ce sont les applications qui importent, et non l’appareil lui-même. Posséder une voiture sera moins important pour les jeunes, mais ils auront toujours besoin de mobilité. La clé consiste à associer cette manière de vivre la mobilité à la voiture connectée. C’est un défi pour les marques de voitures ainsi que pour les concessionnaires locaux. La direction que prend cette nouvelle façon de vivre la mobilité est déterminée par le client, soutenue par la marque automobile et réalisée concrètement par le réseau de l’opérateur.”

Un système ouvert

Faut-il envisager la voiture connectée comme un smartphone sur roues ? “Non. Le secteur ne peut commettre l’erreur de calquer entièrement la voiture connectée sur le smartphone. Il s’agit bien d’une voiture, pas d’un appareil qui tient dans la poche. Je préfère parler d’un senseur sur roues. Pour utiliser la voiture, il faut des infrastructures publiques. D’où le besoin d’un système ouvert, donnant accès à des données ouvertes provenant d’autres senseurs. L’avenir de l’industrie automobile et de la voiture connectée se situe surtout dans la collaboration avec d’autres acteurs.” La sécurité des conducteurs, qui exige un fonctionnement sans faille du système, en dépend également.

Matteo Gatta est Director Technology Strategy & Innovation chez Proximus. Il gère les dossiers d’investissement en matière de technologie de A à Z. Auparavant, Matteo a travaillé chez BICS (Belgacom International Carrier Services) et a été CEO de Scarlet pendant deux ans. D’origine italienne, Matteo Gatta a étudié à Pavie et à Milan.

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Le magazine IT de Proximus qui s’adresse aux CIO et professionnels IT actifs dans les PME. 

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